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France

Artérite virale équine

Le virus de l'artérite équine (VAE) est un virus extrêmement contagieux transmis par le sperme des étalons infectés, ou les sécrétions respiratoires des chevaux infectés. Même si ce virus entraîne généralement une infection subclinique, il peut néanmoins provoquer une artérite virale équine (AVE) à l'origine de lésions des vaisseaux sanguins chez le cheval. Cette maladie peut entraîner des symptômes pseudo-grippaux, des avortements ou la naissance de poulains affaiblis. En raison des déplacements de chevaux au niveau international de plus en plus fréquent, l'AVE est désormais un problème à l'échelle mondiale et est très répandue en Europe.

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    • Fièvre.
    • Perte d'appétit.
    • Dépression ou léthargie.
    • Symptômes pseudo-grippaux (la guérison est généralement complète chez les chevaux atteints de troubles respiratoires liés à l'AVE).
    • Conjonctivite.
    • Œdèmes des membres, du scrotum ou de la glande mammaire.
    • Éruption cutanée.
    • Juments gestantes : avortement.
    • Poulains jusqu'à 3 mois : problèmes respiratoires (pneumonie) et/ou gastriques.
    • Étalons : diminution temporaire de la fertilité.
  • Il convient de soupçonner une AVE en cas d'avortement associé à des symptômes respiratoires (contrairement aux infections liées à l'herpèsvirus qui peuvent provoquer un avortement spontané sans autre symptôme associé). Outre les symptômes respiratoires, certains autres symptômes observés dans l'AVE peuvent ressembler aux symptômes présents dans d'autres maladies. Par conséquent, seule une analyse virologique permet de diagnostiquer l'AVE avec certitude. Généralement, les examens sanguins permettent d'identifier les anticorps antiviraux spécifiques, mais le virus peut également être isolé à partir d'un prélèvement nasal ou d'un échantillon de sperme ou de tissu fœtal/placentaire.

  • Il n'existe aucun antiviral spécifique contre l'artérite virale équine. Le traitement est par conséquent symptomatique.

  • Une bonne conduite de l'élevage et la mise en œuvre d'un programme de vaccination adéquat permettent de prévenir facilement l'AVE. L'aspect le plus important de la prévention de l'AVE consiste à diminuer la propagation du virus dans les établissements destinés à la reproduction, et plus particulièrement à éviter que les étalons ne deviennent porteurs du virus. La vaccination est par conséquent un outil clé de contrôle de l'infection et de la transmission du VAE. Les juments, les poulains de plus de 9 mois et plus important encore, les étalons, peuvent être vaccinés afin d'être protégés contre l'infection clinique et éviter que l'étalon ne devienne porteur. 

    Cependant, le programme de vaccination doit être soigneusement géré en identifiant les chevaux (ou le sperme) infectés. Il est particulièrement important de tester les étalons ou les juments non vaccinés 4 semaines avant l'accouplement. Ils pourront intégrer le programme de reproduction s'ils sont séronégatifs. Tous les étalons séronégatifs (c.-à-d. non porteurs) doivent impérativement être vaccinés dans le cadre d'une stratégie de prévention normale de l'AVE. 

    Les étalons avérés porteurs du VAE peuvent uniquement être mis à la reproduction avec des juments également séropositives ou vaccinées contre la maladie. Le programme de vaccination peut être appliqué chez le poulain dès 9 mois afin d'éviter qu'il ne devienne porteur en grandissant et ainsi diminuer le réservoir naturel du virus dans la population équine.

  • La vaccination est-elle bénéfique pour un étalon déjà porteur ?
    Malheureusement, une fois qu'un étalon est infecté, il est porteur à vie et la vaccination ne permet pas de modifier ce statut.

    Une jument séropositive peut-elle être mise à la reproduction ?
    Oui, elle peut être mise à la reproduction avec un étalon séropositif. Elle peut également être mise à la reproduction avec un étalon indemne du VAE mais des examens sanguins devront être réalisés à deux semaines d'intervalle afin de déterminer dans quelle mesure la maladie a rétrocédé et s'il n'existe plus de risque qu'elle transmette le virus.

    Si une jument est infectée après une mise à la reproduction avec un étalon porteur, devient-elle infertile ?
    Non, l'infection liée au VAE n'entraîne pas de problèmes de fertilité à court ou long terme, ni d'autres troubles de la reproduction après un avortement lié au VAE.

    Puis-je vacciner une jument gestante avec un vaccin contre le VAE ?
    Le vaccin autorisé en Europe n'est pas indiqué pour une utilisation chez la jument gestante.

  • Entre deux flambées de la maladie, l'étalon est le principal porteur du VAE et peut être une source importante de transmission virale dans les établissements destinés à la reproduction. Même si les étalons infectés semblent cliniquement normaux, le virus est en permanence excrété dans leur sperme, ce qui signifie qu'ils sont porteurs à vie. Les étalons dont la sérologie VAE s'est révélée positive sont généralement proscrits des transports internationaux et leur sperme n'est pas exporté. 

    Le taux de transmission du VAE à une jument après insémination naturelle ou artificielle avec le sperme d'un étalon porteur, est proche de 100%. Les juments qui guérissent, ainsi que les hongres et les poulains immatures, peuvent développer une immunité contre la maladie, mais peuvent à nouveau être infectés à tout moment et propager le virus par l'intermédiaire des secrétions respiratoires (ou directement de la jument au fœtus).

    La vaccination est l'élément clé contre l'AVE. Un dépistage de l'infection par le VAE doit être effectué chez tous les chevaux dans les établissements destinés à la reproduction et les animaux non infectés doivent être vaccinés afin de prévenir la maladie et d'éviter la propagation du virus aux autres chevaux sensibles.