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France

Leptospirose

La leptospirose est une infection par des bactéries appelées leptospires. Elle est présente partout dans le monde et peut aussi être à l’origine d’une zoonose. Les animaux porteurs (hôtes réservoirs) excrètent des leptospires dans l’urine et contaminent ainsi les pâturages, l’eau potable et les aliments. Les leptospires peuvent être excrétés via l’urine des bovins infectés pendant très longtemps et survivre en dehors de l’animal hôte si l’environnement est chaud et humide. Le sperme constitue une autre source d’infection. Par conséquent, un taureau infecté peut être porteur des bactéries et infecter les femelles lors de la saillie.

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  • Il existe de nombreux serovars ou types de Leptospira.
    La leptospirose est présente dans les élevages bovins et le sérovar les plus fréquemment rencontrés dans l’espèce bovine dans le monde est  :

    • Leptospira borgpetersenii sérotype hardjo (type : Hardjo bovis) ; ainsi que :
    • L. interrogans sérotype hardjo (type : Hardjo-prajitno) ;

    Les rongeurs jouent un rôle très important de réservoir des leptospires dans l’environnement.
    Les leptospires pénètrent dans l’organisme de l’hôte par les muqueuses du nez, les yeux, la bouche ou l’appareil reproducteur, ainsi que par des plaies cutanées. À partir du point d’entrée, les spirochètes rejoignent le sang, puis se multiplient dans l’organisme. Elles colonisent les reins et les leptospires sont ensuite excrétées dans l’urine. Les animaux infectés peuvent devenir porteurs et rester excréteurs pendant très longtemps contribuant à entretenir et diffuser l’infection dans le troupeau.  

  • Dans la plupart des cas, la maladie est subclinique jusqu’à l’apparition de troubles de la reproduction.

    • Fièvre
    • Manque d’appétit
    • Photosensibilisation
    • Veaux faibles et veaux mort-nés
    • Ictère
    • Avortements à plus de 5 mois de gestation
    • Diminution des performances de reproduction : taux de gestation faible, taux élevé de mise à la réforme en raison d’une diminution de la fertilité
    • Diminution brutale de la production de lait (vaches laitières) accompagnée d’une fièvre d’apparition soudaine, modifications du lait semblables à celles observées lors d’une mammite, œdème au niveau de la mamelle, anorexie et agalactie
  • Le diagnostic peut être basé sur les signes cliniques et les données épidémiologiques, mais passe par des analyses effectuées en laboratoire.

    On peut mettre en évidence directement les leptospires par la méthode PCR dans les tissus ou les fluides infectés. Le principal moyen de diagnostiquer la leptospirose est de réaliser une recherche des anticorps dans le sang par le test de micro-agglutination considéré comme la méthode de référence aujourd’hui.  Il est indispensable d’assurer un diagnostic à l’échelle du troupeau en testant 5 à 10% de l’effectif et en associant l’interprétation des résultats avec les signes cliniques observés dans l’élevage.

  • Il est recommandé de mettre en place un traitement antibiotique en cas de leptospirose aiguë, mais celui-ci n’a qu’un effet limité sur l’évolution de la maladie si une insuffisance rénale aiguë survient. La gestion d’un élevage infecté nécessite l’adoption de mesures particulières. Lorsqu’une leptospirose est diagnostiquée chez des vaches gestantes en début d’épidémie, il est conseillé de mettre en place une vaccination dans le troupeau pour éviter la diffusion de l’infection dans le troupeau.

  • Les éleveurs peuvent protéger leur troupeau contre la leptospirose bovine en associant gestion sanitaire adéquate et vaccination. (il existe aujourd’hui un vaccin en France permettant la vaccination des bovins contre le serovar Hardjo).

    Les leptospires peuvent survivre pendant longtemps dans le milieu extérieur dans les zones humides (dans les eaux vives, étangs et autres étendues d’eau douce.) Les rongeurs sont des réservoir des leptospires et une lutte contre les rongeurs pour empêcher leur accès dans les zones d’élevage et de pâturage des bovins est un point important dans la prévention de la leptospirose.
    La vaccination fait partie des principales mesures de prévention à la fois pour éviter l’installation de l’infection et sa diffusion dans un élevage mais aussi pour diminuer le risque de contamination humaine pour les éleveurs 

  • L’impact économique est surtout lié aux conséquences de la leptospirose sur :

    • les performances de reproduction du troupeau (avortements et infertilité),
    • la baisse de la production de lait (vaches laitières) lors de pathologie aigue.
    • Les frais vétérinaires engendrés par la maladie

    sans oublier le risque associé à une transmission à l’homme.(zoonose)